[PORTRAIT] El Diablo nous répond…

3 juillet 2025 Non Par SinCityRP

Tout d’abord bonjour ; concernant votre statut : comment vous pourriez le définir plus exactement ? 

Je me définirais peut-être comme l’équilibre.

 

L’équilibre, c’est-à-dire ?

 Qu’est-ce qui va bien et qu’est-ce qui va mal. Aujourd’hui, dans la ville de Los Santos telle qu’elle est aujourd’hui. J’ai toujours répété que j’étais pour l’équilibre des choses. L’équilibre du bien et l’équilibre du mal. Alors oui, certes, je suis l’intermédiaire, un entremetteur. Dixit, à ma droite, est aussi un intermédiaire, un entremetteur.

Je suis le représentant de Los Santos, mais au-dessus de moi, il faut comprendre qu’il y a quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’au-dessus de moi. Quelqu’un de plus puissant. Quelqu’un qui donne le droit de vie ou de mort. Moi, ce droit-là, je ne l’obtiens que quand ça touche à mes intérêts. Quand je parle d’équilibre, ça m’arrive parfois d’être en contact avec la LSPD. Quand je parle d’équilibre, je parle aussi d’apporter à nos amis, collaborateurs en tout cas, des choses qui leur permettent de créer cette forme d’équilibre avec la LSPD qui est de travailler, évidemment. Travailler. Si il n’y avait pas ce que je fournis actuellement en ville, la LSPD n’aurait aucun intérêt et on serait dans un monde, du coup, qui n’aurait besoin ni des OG’s, ni du L.S.P.D. Un monde des bisounours, et vous savez très bien que le monde des bisounours n’existe pas. 

 

Qu’est-ce qui vous a amené à avoir cette position ?

On va dire que dans la grande table, on ne choisit pas. On est contraint. On aime ce qu’on fait, attention, on ne dit pas le contraire. Mais ce n’est pas pour autant que je voulais en faire un métier en étant petit. C’est quelque chose qui nous a… on est choisi, si vous voulez. Mais les choses font qu’un jour, j’ai dû faire un choix. J’ai dû trahir mon entourage, trahir ma famille, trahir mon quartier. Ils sont tous morts.

Ce choix, c’est moi qui l’ai fait. Malgré le choix que les autres ont pu émettre sur moi, la grande table est dirigée par plusieurs personnes. La grande table permet à d’autres personnes de l’intégrer. Mais c’est ce choix là, par les émissaires des différentes régions, des différents pays, que j’ai été choisi pour diriger celle de Los Santos.

Et j’ai dû faire ce choix-là. Comme tout le monde. 

 

Et vous parlez de la grande table. Du coup, vous êtes plusieurs dirigeants de l’équilibre au sein de la ville, c’est ça ? 

On va dire qu’il va falloir que vous dessiniez quelque chose. C’est-à-dire qu’au-dessus de moi, il y a quelqu’un. La patronne, c’est la dame. Celle qui dirige tout. Celle qui voit tout. Celle qui sait tout. Et ensuite, dans différentes régions du monde, différents pays, il y a ce qu’on appelle une grande table. Cette grande table est régie par un émissaire. Émissaire qui est moi-même, entouré de ses entremetteurs. Et Dixit, par exemple. Vous avez aussi d’autres personnes qui ne se sont pas présentées ce soir, mais Dixit est mon bras droit.

Et ensuite vous avez les membres de la grande table qui permettent de maintenir l’équilibre en ville. 

 

Est-ce que vous avez un code des principes spécifiques vraiment établi ? 

Les principes de base sont simples. Être juste. Je vais vous donner une petite anecdote par exemple.

Un des membres de la grande table, avec son organisation, a appelé pour dire que des citoyens étaient en prise d’otage. Il me rappelle, il me dit :”l’agent que j’ai eu au téléphone m’a dit qu’ils étaient sur une plus grosse affaire”. Très bien. Il s’avérait que l’affaire plus grosse, c’était moi. C’était mon affaire. El Diablo. Suite à un rendez-vous qu’on avait réalisé à la Fuente Blanca.

Ils ont préféré laisser les personnes en otage plutôt que d’aller les sauver pour s’occuper d’une affaire qui était déjà réglée puisqu’on était déjà plus sur place à la Fuente Blanca et ça me concerne. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je les appelle. Parce que moi je n’aime pas l’injustice. C’est l’équilibre, encore une fois.

Je les appelle et je leur demande. “Bonjour, je me présente, je suis El Diablo. Oui, bonjour”. Quand je les ai au téléphone j’ai l’impression que… que je suis un citoyen lambda, alors que je sais très bien qu’il y a des dossiers longs comme le bras chez eux. Je leur dis, “alors comme ça, vous préférez laisser des citoyens mourir plutôt que de vous préoccuper des citoyens en train de mourir, vous préférez aller faire une grosse affaire”. Je leur ai dit, “la grosse affaire, c’est moi. C’est la seule chose que vous allez pouvoir avoir ici, en ville. La plus grosse affaire que vous allez avoir, c’est moi”. Et il m’a répondu, “désolé”.

La grosse affaire qui était ramassée des douilles quand même. On est d’accord. Et ils sont partis faire leur grosse affaire et laisser les citoyens en prise d’otage. Donc j’ai demandé aux membres de la grande table, de les libérer. Et un jour, oh bah tiens, comme par hasard, qui est-ce qui se retrouve en otage ? L’individu en question!  Et du coup, qu’est-ce qui se passe ? Bah je lui ai tapé sur les doigts à cet agent. Parce que moi s’il y a bien quelque chose que je ne supporte pas, c’est l’injustice. Vous voyez ce que je veux dire ? Moi c’est ça que je représente ici, c’est l’équilibre, remettre les choses à leur place. Quand des policiers qui sont censés protéger et servir ne protègent pas et ne servent pas leur population, je suis désolé, je suis tout autant un citoyen et je pense pas être plus important que la vie d’autres citoyens. 

 

Du coup, est-ce que vous diriez que vous êtes en quelque sorte un justicier ?

Si j’étais un justicier. Ça ferait longtemps que vous m’auriez entendu parler. Et en toute honnêteté, je ne vais pas vous mentir que d’être justifié ne m’intéresse pas plus que ça. Je n’ai pas d’égo surdimensionné, je n’ai pas de fierté.

 

Est-ce que vous avez des regrets par rapport à votre parcours ? Comme par exemple le fait d’avoir trahi votre entourage ? 

Je dirais que… Je dirais comment dire ? C’est une question intéressante. Je dirais que oui. Mais indirectement non. Pourquoi ? Je m’explique.

Parce que pour moi, ce que je fais ici est beaucoup plus important que ce que je faisais avant. Alors oui, j’ai peut-être choisi la mort de certaines personnes. J’ai peut-être choisi aussi d’éradiquer ma famille, d’éradiquer les gens que je côtoyais, mes amis. Mais aujourd’hui, je pense que ce que je fais est quelque chose de quand même beaucoup plus grand. Il rend service à beaucoup plus de monde.

Alors je dirais qu’aujourd’hui c’est un mal pour un bien. Même si je ne me vente pas de… Je ne me vente pas d’avoir fait ce que j’ai fait. 

 

Du coup, je suppose que dans votre parcours, vous avez dû connaître aussi des personnes qui vous ont trahi. Quelles ont été les conséquences pour ces personnes-là ? La mort directement ? 

Je ne suis pas vraiment là pour en parler. Ouais, d’accord. C’est pas forcément moi qui décide, attention. Encore une fois, je vous l’ai dit, il y a des personnes au-dessus de moi. Et les grandes tables décident. Donc, quant aux émissaires, comme moi, décident et sont informés de ce qui se passe, d’une trahison d’un informateur qui a été répéter des choses qu’il ne devait pas.; des membres de la grande table qui ne respectent pas les sermons de la grande table. Résultat : à Cayo Perico. Devant mon balcon. Et pendu devant le balcon. Ils sont bouffés par les poissons. 

 

Est-ce que là vous avez des aspirations ou des projets concrets dans l’avenir proche ? Des aspirations par rapport à un avenir proche, des actions concrètes dans l’avenir proche ?

Je pense avoir atteint le maximum que je pouvais atteindre. La dame est intouchable. Aujourd’hui je suis à un niveau qui me permet d’actionner ce que j’ai envie d’actionner ; des projets concrets, vous découvrirez. Je ne vais pas annoncer ce que je vais faire prochainement. 

 

Est-ce que vous avez vraiment envie d’être à la place de La Dame réellement ? 

En toute honnêteté… Trop de travail. Je pense que déjà à mon niveau, il y a pas mal de travail déjà. Et je pense que j’amènerai ce que j’ai à amener en tant qu’émissaire de la grande table à Los Santos jusqu’à ma fin, peut-être.

Et est-ce que vous arrivez à avoir un équilibre avec une vie personnelle à côté de là, votre statut actuel ?

Ah… Une vie personnelle. Qu’est-ce que vous appelez vie personnelle ? Si c’est, par exemple, avoir une vie comme la vôtre, à me marier, non.

 

Non, par exemple, avoir du temps pour vous, faire des loisirs, des choses que vous aimez… 

Ah, vous savez… Le jour où vous découvrirez… Je pense que… Ça en fera parler plus tard.

 

Je pense avoir fait le tour un petit peu des questions que j’avais en tête. Est-ce que vous avez, vous, un message à transmettre spécifique ? 

Un message pour le LSPD et un message pour les organisations criminelles qui lieront votre morale. 

Pour la LSP : appuyez bien sur le protéger et servir. Protéger et servir, ce n’est pas faire des enquêtes sur El Diablo, ce n’est pas privilégier les assauts, ce n’est pas privilégier les descentes, c’est privilégier la vie des citoyens. Il ne faut pas aujourd’hui qu’ils oublient que s’ils ont une place au LSPD, c’est parce que le contribuable leur permet de payer ces agents-là. Et le contribuable, c’est vous, comme nous. Et aujourd’hui, je pense que c’est un gros manque de respect de voir des citoyens se faire parler comme de la merde, se faire laisser prendre en otage, se faire arrêter pour rien. Et ne pas respecter le code d’honneur de base qui est inscrit sur toutes les voitures du LSPD, “Protéger et servir”.

Pour les organisations criminelles, quelque chose de plus… court. Respecter la hiérarchie. C’est la chose la plus importante. Parce que le jour où la hiérarchie sera déséquilibrée, c’est les membres de la grande table qui interviendront. Les membres de la grande table qui ne sont pas capables de respecter leurs serments en termes d’activité, se verront tous éliminés. Et c’est pas une…supposition. C’est une prévention. Quelque chose qu’on actera. Et qu’on fera sans attendre. 

 

Et bien merci en tout cas, c’est un privilège d’avoir l’occasion de vous rencontrer et de pouvoir vous poser ces quelques questions. 

Et bah écoutez, plaisir partagé.